Quand la publicité confronte l’homme au sexisme

Le sexisme est-il uniquement contre les femmes dans la publicité ?

Les hommes en sortent-ils toujours glorieux, plus forts, plus intelligents, plus beaux ?

Restons logiques jusqu’au bout, si nous devons nous insurger contre l’image de la femme dans la publicité dès qu’elle est dévêtue, alors insurgeons-nous contre les stéréotypes masculins et les clichés bien placés.

L’ homme parfait est réduit à l’image d’un homme d’intérieur, qui manie l’art du ménage avec brio et use des crèmes anti rides de manière compulsive (Nivea).

Et comme si cela ne suffisait pas, les femmes se donnent aujourd’hui le droit de les choisir et les étiqueter à l’image des publicités de Gleeden ou Adopteunmec qui mettent en avant la suprématie des femmes.
gleeden-saint-valentin
Gleeden-campagneprint062012-1
3201333537099
130417_metrobus_03
Mis à nu de manière encore plus extrême que la femme dans les publicités à l’instar de la publicité du parfum Lacoste, l’homme en est réduit à un physique.

Quand il n’est pas utilisé pour un produit glamour, il est tourné en dérision et réduit aux stéreotypes de l’homme des cavernes puant et buveur de bières à l’hygiène douteuse (Pub FOX sport espagnol).

Aucun doute désormais, la publicité instrumentalise et tourne tout le monde en dérision.

Publicité comparative, quand tu nous tiens

A l’instar des seigneurs du Moyen Age, les grandes marques protègent toutes leurs forteresses et essaient de montrer que leur château est le plus beau, le plus connu, mais dans le monde des seigneurs comme dans celui de la publicité on ne peut s’empêcher de lorgner sur le domaine du voisin.

Quoi de mieux pour amadouer et détourner les sujets de notre ennemi juré que de lui montrer qu’on est bien plus à même de fournir victuailles et voluptés à profusion (et pour moins cher!). Si les seigneurs s’affrontaient à coups de lance et de cavaleries endiablées, la guerre que se livre les annonceurs n’en est pas moins chevaleresque. Si les guerres de territoire font rage aux Etats-Unis depuis plus de 80 ans, la France ne les autorise que depuis 1986, pourtant force est de constater que c’est surtout depuis l’ouverture du nouveau millénaire que les concurrents ont déchainé leur force. Cependant il est hors de question de se livrer une bataille sans foi ni loi. La publicité comparative doit être objective, comparer des biens ou services répondant au même besoin, et surtout ne pas être trompeuse.

Voici quelques campagnes où nos chevaliers ont essayé de faire briller leur blason un peu plus fort que celui de leur voisin.
Capture d’écran 2010-10-19 à 18.17.22

Burger-King
leclerc-300x2171