Quand le cinéma se met au service de la PUB !

La publicité s’inspire régulièrement des figures mythiques du cinéma. Intéressons nous ici aux publicités influencées par le 7ème art, ses icônes, ses stars. Heineken n’hésite pas aujourd’hui à convoquer des stars comme Daniel Craig et des figures cinématographiques mythiques comme James Bond.

Et quand ce n’est pas Heinekein qui utilise l’image et la notoriété de l’espion international, c’est Citroen qui convoque l’illustre Sean Connery.

D’autres marques comme Ford, Tag Heuer et Golf préfèreront convoquer les fantômes de Steve McQueen (Bullitt, Le Mans) ou Gene Kelly (Chantons Sous La Pluie)… La preuve en image :

Ou encore de King Kong (pour la marque Ricard) :

Mais on remarque surtout que de plus en plus de pubs s’approchent de petits courts métrages, voire des bandes annonces, souvent d’ailleurs avec un casting de qualité. Cette tendance semble plus forte que jamais et laisse place à la réalisation de nombreux spots :

La pub Wolsvaggen empruntant l’univers de Star Wars :

Les spots d’Adiddas :


Un exemple récent de pub – bande annonce avec notre fameux Omar Sy pour promouvoir le jeu Call of Duty

Enfin, on finira par la touche glamour tant attendue : ce n’est pas un scoop, luxe et cinéma font bon ménage. Pour les plus grandes marques de parfum, le spot banal ne suffit plus, il faut voir les choses en grand, on veut du pimpant, on veut du cinéma. Baz Luhrmann et Martin Scorsese signent pour Chanel, Olivier Dahan et David Lynch pour Dior.

Souvenez – vous, Dior avait choisi la figure mythique d’Alain Delon, dans La Piscine, comme égérie de son jus Eau sauvage, et racheté des images du film.

Et Dior réitère aujourd’hui pour Dior Addict en revisitant le film de Roger Vadim Et Dieu… créa la femme. Saint-Tropez ensoleillé, crinière blonde, maisonnettes pastel et mambo sur les tables. Le mythe BB qui renaît sous nos yeux.

Ainsi, aujourd’hui,  le cinéma se met non seulement au service de la PUB, mais nous sommes véritablement face à une fusion de ces deux mondes.

Publicités

La publicité au cinéma.

Parce que l’univers du cinéma est en totale effervescence ces dernières semaines, et que c’est
actuellement le Festival du Cinéma Européen près de chez nous, il nous semblait pertinent de vous
faire un point sur l’état du monde de la com’ de l’autre cotés du grand écran…

Notre rapport avec la publicité au cinéma, il est d’abord avant le film, ce sont les 10 minutes d’écart
entre l’heure annoncée de la séance, et celle ou le film va effectivement commencer, bref, le laps
de temps qui vous permet d’arriver en retard sans manquer le (si précieux) début du film. Même
si on est sur le même support qu’à la télé (un spot), l’annonceur bénéficie d’avantages de poids
comparativement au petit écran : l’attention totale du spectateur et une qualité de son et d’image
incomparable. L’occasion pour l’entreprise de véritablement plonger les spectateurs dans un voyage,
et de renforcer la dimension épique de son spot. Sur ce point, Red Bull a fait fort avec sa dernière
campagne.

Face à une telle réalisation, on peut citer Octave dans le film 99F qui, devant une publicité pour
Kodak s’écrie : «Certaines [publicités] étaient de véritables bijoux de créativité, meilleures que le film
lui-même… »

Pour les annonceurs les plus riches, le cinéma est l’une des approches les plus habiles pour faire connaître son produit. Source de financement pour les producteurs, on justifie souvent l’insertion de produits et
panneaux publicitaires dans un film par « C’est pour faire plus réaliste ».
Justifiable ou pas, cette pratique est néanmoins courante (Taxi et la fameuse Peugeot 407 qui roule plus vite qu’une F1 et qui vole etc.).

Mais quelques fois, toute une partie du scénario peut complètement promouvoir une entreprise, c’est le cas de Seul au Monde et de FedEx, où l’on peut voir Tom Hanks (livreur chez FedEx), au bord de la mort, se refuser à ouvrir les colis qu’il transportait par professionnalisme… un spot publicitaire (parodique) a d’ailleurs été réalisé après la sortie du film :

Un autre cas mérite d’être cité, et c’est celui de Fight Club. Véritable croisade contre la société de consommation (et donc de la publicité) sur fond de thèse Nietzschéenne, le film est rempli de produits, affiches et même morceaux de spots publicitaires. Film à l’influence culturelle colossale, on peut se demander les raisons d’une telle contradiction…
Montrer pour démont(r)er ? Besoin de financement ? Quoi qu’il en soit, la publicité, dans Fight Club, est support d’un certain nombre de dialogues, qui étayent la thèse de Fincher tout au long du film.

Cinéma et Publicité, nous semblent donc profondément interdépendants…

Pour finir, je vous laisse avec le très successfoule Jean Dujardin pour une publicité, pas comme les
autres.