Ricard: le jaune avec un grand « R »

Lauréat du concours des Etoiles de la Pub en 2011 et 2012, Cyril Dosnon est aujourd’hui l’un des piliers de la campagne publicitaire nationale de la plus anisée des boissons marseillaises, Ricard. Il revient avec nous sur son parcours:
 

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1) Seulement  3 ans après votre participation au  concours de Etoiles de la Pub, vous avez réalisé la campagne publicitaire de Ricard et vu vos affiches placardées dans tous les métros parisiens, comment en êtes-vous arrivé là?

Mon parcours n’a pas particulièrement été orienté vers le domaine de la publicité, il reflète plutôt une série d’opportunités.

À l’issu de mon diplôme supérieur des Arts Appliqués à l’École Estienne, j’ai demandé un « stage d’été » au sein de l’agence de publicité BETC, avec pour objectif de me faire une courte expérience dans une grande agence avant de continuer en Master. Mais après quelques semaines il m’a été proposé de continuer en CDI, face à l’opportunité de travailler dans une telle structure j’ai décidé de mettre fin à mes études et de tenter l’expérience.

Alors assistant d’Aurélie Scalabre – directrice artistique chevronnée – qui travaillait sur Ricard, j’ai eu l’opportunité de proposer une piste créative qui a été retenue et pour laquelle j’ai pu moi-même réaliser les illustrations, chose assez rare en agence, qui ont coutume de faire appel à des illustrateurs extérieurs.

*BETC a notamment été en charge de réaliser les campagnes de Canal +, Evian, Mc Donald’s, Lacoste, etc. 

2) Qu’est-ce qui vous a incité à participer aux Etoiles de la Pub en 2011 ?

J’avais une amie qui connaissait le concours et qui m’en a parlé, faisant alors peu de pub dans mes études j’ai trouvé que c’était une bonne occasion de s’y essayer. Pour moi la dimension concours est intéressante car elle permet de se « lâcher » créativement. En effet les briefs des partenaires sont assez ouverts et accordent le premier rôle à la créativité. Il y a bien sûr une demande précise et des contraintes, mais on est vraiment libre d’y répondre comme on le souhaite, conceptuellement et visuellement. Les Étoiles de la Pub sont d’ailleurs une chance pour ceux qui veulent s’essayer à la création et qui n’en font pas dans leurs études, tout en restant un bon exercice pour les plus aguerris.

3) Est-ce que le concours vous a aidé à renforcer vos compétences et à attirer l’attention des recruteurs ?

Comme je vous le disais au départ, mon parcours n’était pas particulièrement orienté vers la publicité, Les Etoiles de la Pub ont donc été un premier pas dans ce domaine. Mes réalisations au concours ont servies à alimenter mon book en publicité, me permettant ainsi d’enrichir mon profil en vue de potentielles candidatures futures. Elles ont aussi été l’opportunité d’approfondir mon expérience dans certains logiciels vidéo, notamment lors de ma seconde participation en 2012 lorsque j’ai choisi de présenter le buzz (prix du jury). Participer à ce genre de concours est donc un bon entraînement.

4) Le concours vous a-t-il permis de rencontrer des recruteurs?

Après le concours, comme tous les finalistes, j’ai été invité au cocktail afin de pouvoir rencontrer les professionnels faisant parti du jury. En effet je me souviens avoir été abordé par des directeurs artistiques de différentes agences de communication, laissant leur carte de visite en vue d’un potentiel stage.

5) Vous avez participé deux années de suite aux Etoiles de la Pub qu’avez-vous retiré de cette expérience ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

C’était vraiment l’occasion de se faire plaisir et de passer un bon moment. Au final ce n’est pas tant la récompense qui est importante, mais l’expérience du concours. La présentation finale face au public est d’ailleurs une expérience assez amusante. Je suis moi-même peu à l’aise avec ce genre d’exercice c’est pourquoi je trouve ça très formateur. L’audience partagée entre les professionnels et grand public crée un double défi : Il faut à la fois convaincre les pros de l’efficacité de notre idée, de la pertinence de notre réponse vis à vis des attentes du clients, tout en essayant de séduire le grand public, plus friand du « show » que des détails techniques.
 

6) Que pourriez-vous dire aux étudiants d’écoles de communication ou de publicité qui souhaitent suivre votre exemple ?

Je ne pense pas être « un exemple » mais j’ai toujours essayé de ne pas me borner au milieu dans lequel j’évoluais. Pour moi il n’y a pas ou peu de génie, il y a surtout des connaissances et du travail. Se nourrir constamment d’un maximum de références (pub, graphisme, art, etc.) est indispensable pour se constituer une base solide de réflexion. Et être curieux n’est pas suffisant, il faut aussi mettre la main à la pâte, sans non plus être trop exigeant avec soit-même. La direction artistique est difficile car on est habitué à voir des belles choses, et lorsque qu’on s’y essaie pour la 1ère fois c’est souvent décevant. C’est pourquoi il faut toujours aller de l’avant et ne pas hésiter à réaliser un maximum de projets afin de se perfectionner. Pour cela les Étoiles de la Pub sont une bonne expérience, car contrairement à des projets scolaires parfois trop cadrés et frustrant, on peut ici associer professionnalisme ET créativité.