Et si Findus avait misé sur le mauvais cheval ?

♘ A la suite de la polémique de la viande de cheval dans les plats pré-cuisinés Findus est apparue une mystérieuse affiche qui détourne avec beaucoup d’humour les véritables affiches de la marque au vu du scandale actuel, « Chez Findus, nous sommes très à cheval sur la qualité et la provenance de nos ingrédients ».

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♘ Il s’agirait en fait d’une fausse publicité, Matthieu Lambeaux, DG de Findus, dément les accusations « on a certes de l’humour chez Findus mais je trouve que le sujet est suffisamment sérieux pour ne pas faire de blagues ». Le « Parisien » a révélé que l’agence de publicité Rosbeef serait à l’origine de ces détournements, elle aurait publié cette pub sur internet via son compte Facebook où l’affiche est présentée sous différents angles. On peut d’ailleurs voir le nom de l’agence « Rosbeef » sur quelques affiches même si sur la plupart, la signature en bas de la page a été arrachée. En revanche celle-ci ne s’attribue pas ouvertement cette fausse campagne de publicité.

Cette affiche a déclenché une véritable vague de mèmes sur le net et les internautes multiplient les détournements. Voici un tumblr qui les répertorie.

♘ Vous avez surement vu la fameuse vidéo du Poney qui danse le moonwalk, publicité pour Three qui fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. Pour voir la publicité originale cliquez ici et découvrez le « pony mixer » pour personnaliser votre poney écossais et l’affubler de nombreux accessoires. Celle-ci a été détournée et l’on voit le pauvre poney  arriver en moonwalk jusqu’à l’abattoir.

Findus prends avec moins d’humour que les internautes ces détournements et pour sûr les pertes causées par le scandale s’élèvent à plus d’un million d’euros. Matthieu Lambeaux explique que  » c’est dommage que certains profitent de ce sujet pour se faire connaître » et  n’exclut pas des poursuites judiciaires.

L’enseigne a par ailleurs lancé une campagne de presse nationale  pour rendre publiques les mesures qu’elle a adoptées.

La pub, ça fait un tabac !

✞ L’évolution de la cigarette dans la publicité suit de près le changement des moeurs et des valeurs de notre société au cours de ces dernières décennies.

Dans les premières affiches publicitaires, la cigarette était synonyme de prestige, de pouvoir et de séduction. Les plus grandes marques (Malboro, Camel, Gauloises, Lucky Strike…) n’hésitaient pas à tomber dans les clichés et les excès pour mettre en avant le produit.

Jubilé:

Gauloises:


Elles rivalisaient d’ingéniosité pour impacter le consommateur comme on peut le voir dans ce spot très décalé pour Camel.

Camel:


✞ Les années 70, c’est la rupture, il y a enfin une prise de conscience des dangers de la cigarette et la loi évolue en ce sens. Elle oblige, en effet, les cigarettiers à mettre une mention spéciale prévenant des dangers du tabagisme. C’est le début de la lutte contre le tabac. Des marques comme Pall Mall,Winston, L&M, Salem font leur apparition sur le marché et survivent dans cet environnement conflictuel.
Après la loi Veil (1976, presse écrite), c’est la loi Evin (1991, tous supports) qui vient porter un coup dur à l’industrie du tabac interdisant la publicité et le parrainage en faveur du tabac.


✞ C’est alors que de nombreuses campagnes de publicité anti-tabac sont mises en place. Leurs champs d’action sont diverses et très puissants, les publicitaires jouent la carte de la santé, la vie amoureuse, de l’enfant voire de la solidarité.
Ces campagnes sont de plus en plus chocs mais cela constitue-t-il une véritable réponse ? Faire scandale pour renouveler le débat.


✞ Afin de toucher un public plus jeune, les nouvelles campagnes jouent sur l’humour. D’autant plus qu’il semble que le seuil d’acceptation des publicités choquantes ait été atteint


Cependant, les publicités pour le tabac sont encore à l’ordre du jour dans certains pays.

Ex. L’Indonésie: 

✞ Et il ne faut pas oublier que le tabac joue toujours un rôle dans le domaine artistique malgré toutes les critiques (lucky luke qui arrête de fumer par exemple). On retrouve ainsi dans les clichés d’Eddie Brière, portraitiste français, de nombreux models avec une cigarette. Deux dernières photos de la gallerie.

Les pubs machistes

// Une sélection 

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// Le marketing évolue avec l’histoire de la femme

✩Les années 50, la femme au foyer

A cette époque, la femme française ne semble avoir qu’un seul rôle, celui de femme au foyer, elle doit executer les diverses tâches ménagères qui lui incombent. Dans les pubs des années 50, on y retrouve ce cliché omniprésent, notamment dans les pubs Moulinex qui déclarent vouloir « libérer la femme ».

✩Les années 80, la femme objet

Dans cette technique de marketing, l’objectif est d’attirer le regard masculin vers le produit et non d’identifier le personnage féminin au produit. La publicité utilise donc massivement le désir sexuel comme un appât, femme a un rôle de provocation. Elle exhibe son corps pour attirer l’attention.
C’est le cas de la pub très connue pour l’afficheur Avenir, parues en France en 1981.
Première affiche avec la photo d’une jeune femme en bikini, dos à la mer. L’affiche annonce : « le 2 septembre, j’enlève le haut » sans autre indication.Le 2 septembre est collée, par dessus le premier placard, une seconde affiche où elle a ôté le haut de son maillot de bain, dévoilant sa poitrine. Le texte de l’affiche annonce : « le 4 septembre, j’enlève le bas ».
Le 4 septembre, la troisième et dernière affiche montre le modèle ayant effectivement retiré le bas de son maillot de bain, mais cette fois, celle-ci pose de dos, face à la mer, révélant son postérieur dénudé. La dernière affiche donne à lire le slogan : « Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses ».

✩La femme utilisée pour provoquer et choquer 

L’image de la femme est souvent reprise afin de susciter des réactions fortes de la part du consommateur. Lorsque celle-ci est bien exploitée elle peut être source d’auto-dérision et d’humour comme dans la campagne de pub pour Sixt « Oui, nous louons aussi aux femmes ». Mais souvent elle attire les foudres des associations de défences de l’image de la femme telle que le réseau de La Meute et de l’association Chiennes de garde qui ont récemment épinglé la pub pour l’hippodrome de Chantilly pour le prix de Diane où une femme est montrée nue sans qu’il n’y ait aucune raison.

Dans un prochain article, nous verrons qu’actuellement la publicité revient sur ces clichés et nous propose une vision tout à fait différente de la femme : la femme fatale, la femme princesse, la femme active, la femme épanouie.