Inspirer les humoristes.

Même pour faire leur publicité les humoristes prennent volontairement du recul face aux publicités extravagantes des grandes maisons et font preuve de beaucoup d’auto-dérision et de sarcasme pour nous offrir des parodies à la hauteur de leurs spectacles. Une façon de voir le monde de la pub haute en couleurs !

A commencer par Audrey Lamy, qui, pour la promo de son nouveau DVD « Dernières avant Vegas », a parodié la publicité Chanel n°5 de Brad Pitt. Barbue, chevelue et avec une chemise comparable à celle de l’acteur, elle est méconnaissable. Elle se lance alors, tout comme lui, dans un monologue en anglais incompréhensible « My foot, my football, my free, my frisbee, my friend, Flipper the dauphin… »


Evidemment,Yann Barthes du Petit Journal a sauté sur l’occasion! Il lance alors un défi à son équipe : « Toi aussi comme Brad Pitt fais une pub Chanel qu’on ne comprend pas en moins d’une minute ». Une caméra, des mots cucul-la-praline, quelques références à Fort Boyard (oui, ils ont même pensé à Passe-Partout ! ) et nous voilà plongé de  nouveau dans cette publicité décalée.

A regarder à partir de la 14ème minute.

Après Audrey Lamy, c’est au tour de Florence Foresti de parodier la fameuse publicité « Dior J’adore » pour promouvoir la sortie de son nouveau DVD « Foresti Party ». A la façon de la sublime Charlize Théron elle commence par se dévêtir langoureusement dans un appartement bourgeois, mais de maladresse en maladresse elle nous ramène rapidement à la dure réalité, la vraie vie c’est loin d’être ca.

Enfin, dans un style complètement différent, La ferme Jérôme parodie avec les Studios Bagel la publicité Yop. D’ordinaire, innocentes « c’est MON Yop », ici ils inversent les rôles entre l’adolescent et la mère de famille et imaginent une réalité beaucoup plus difficile à entendre. « Parce que c’est toi qui l’a acheté avec ton argent peut-être ? Jcrois pas non ! Tu bosses toi ou tu glande dans ton école d’art que je te paye ! »

C’est NOTRE Yop.

La pub, ça fait un tabac !

✞ L’évolution de la cigarette dans la publicité suit de près le changement des moeurs et des valeurs de notre société au cours de ces dernières décennies.

Dans les premières affiches publicitaires, la cigarette était synonyme de prestige, de pouvoir et de séduction. Les plus grandes marques (Malboro, Camel, Gauloises, Lucky Strike…) n’hésitaient pas à tomber dans les clichés et les excès pour mettre en avant le produit.

Jubilé:

Gauloises:


Elles rivalisaient d’ingéniosité pour impacter le consommateur comme on peut le voir dans ce spot très décalé pour Camel.

Camel:


✞ Les années 70, c’est la rupture, il y a enfin une prise de conscience des dangers de la cigarette et la loi évolue en ce sens. Elle oblige, en effet, les cigarettiers à mettre une mention spéciale prévenant des dangers du tabagisme. C’est le début de la lutte contre le tabac. Des marques comme Pall Mall,Winston, L&M, Salem font leur apparition sur le marché et survivent dans cet environnement conflictuel.
Après la loi Veil (1976, presse écrite), c’est la loi Evin (1991, tous supports) qui vient porter un coup dur à l’industrie du tabac interdisant la publicité et le parrainage en faveur du tabac.


✞ C’est alors que de nombreuses campagnes de publicité anti-tabac sont mises en place. Leurs champs d’action sont diverses et très puissants, les publicitaires jouent la carte de la santé, la vie amoureuse, de l’enfant voire de la solidarité.
Ces campagnes sont de plus en plus chocs mais cela constitue-t-il une véritable réponse ? Faire scandale pour renouveler le débat.


✞ Afin de toucher un public plus jeune, les nouvelles campagnes jouent sur l’humour. D’autant plus qu’il semble que le seuil d’acceptation des publicités choquantes ait été atteint


Cependant, les publicités pour le tabac sont encore à l’ordre du jour dans certains pays.

Ex. L’Indonésie: 

✞ Et il ne faut pas oublier que le tabac joue toujours un rôle dans le domaine artistique malgré toutes les critiques (lucky luke qui arrête de fumer par exemple). On retrouve ainsi dans les clichés d’Eddie Brière, portraitiste français, de nombreux models avec une cigarette. Deux dernières photos de la gallerie.

L’Odyssée de Cartier, un bijou publicitaire

✧ Vous pouvez difficilement être passé à côté de ce spot, c’est en effet un quasi record de durée en télévision (3 minutes 30) diffusé dimanche sur TF1 et sur Canal+, après le Petit Journal. Il sera également diffusé en salles, ainsi que son making of, au cinéma et sur Internet.

Le côut de l’opération? Quatre millions d’euros. Cartier va y consacrer 5 à 10 % de son budget de communication.

// Un concept innovant 

✳ Il ne s’agit nullement d’une campagne classique pour un parfum, une bague ou une montre. Ce court-métrage est dépourvu de tout slogan. Cartier, qui fête cette année son 165 e anniversaire, nous propose son Odysée qui multiplie les références à l’histoire de cette illustre marque. «C’est une campagne parapluie sur la marque, destinée à créer du rêve», explique Bernard Fornas.

✳ Bernard Fornas, le PDG : «Avec ce film, nous avons voulu réaffirmer avec force le mythe Cartier, réaliser une fresque cinématographique qui met au premier plan son histoire, ses valeurs de créativité, d’élégance et de raffinement, ses inspirations, sa dimension artistique et universelle, poursuit le patron. Nous voulons montrer que cette maison est à l’opposé de la mode, éphémère. Nous nous situons du côté de l’intemporel. Quand elles créent, développent et fabriquent, nos équipes n’ont pas la même manière de penser. Nos produits sont conçus pour la vie, pas pour quelques saisons.»

✳ Partant du Grand Palais, à Paris, une panthère fait le tour du monde : de la Neva gelée, au pied du Musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, jusqu’à la muraille de Chine et au palais d’un maharadjah en Inde, avant de revenir place Vendôme où Cartier a son siège. C’est un univers féérique qui n’est pas sans rappeler les films fantastiques : Le Monde de Narnia et la Croisée des Mondes : La Boussole d’Or.

// Le spot

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