La censure.

Nous sommes confronté ces derniers temps à ce que l’on pourrait appeler un « puritanisme sélectif ». Sans que l’on sache vraiment pourquoi certaines campagnes sont décriées puis interdites. Ces affiches jugées chocantes par les autorités, devraient plutôt être qualifiées de provocantes, et c’est là toute la différence. N’est-ce pas le propre de la publicité d’attirer le regard? Le publicitaire ne doit-il pas utiliser toutes les cartes qu’ils a en main à partir du moment où il ne véhicule pas une image dégradante de l’être humain?

Je vous laisse en juger.

Ainsi, une campagne de pub du Mouv,déclinée autour du slogan « Non, tout n’était pas mieux avant », a été censurée par la RATP. Le motif utilisé est l’argument suivant : « Les usagers pouvaient prendre l’affiche au premier degré ».

Cette publicité pour Belle d’Opium, le nouveau parfum féminin Yves Saint Laurent avec Mélanie Thierry a elle aussi été censurée . La raison? Regadez attentivement la publicité.

 » (…) A un moment de la publicité, l’actrice fait glisser son doigt sur son bras, ce que certaines personnes ont apparemment apparenté à une prise de drogue. L’ASA a déclaré :  » Nous avons estimé que les gestes de la femme simulaient la prise de drogue. Nous avons donc conclu qu’il était irresponsable et inacceptable de la diffuser (…) « 

Oui, ce n’est pas évident au premier coup d’oeuil.

Les affiches suivantes ont été, elles, supprimées car elles ont une dimension politique.

Enfin, ces dernières affiches sont plus chocantes, c’est vrai, mais il faut être cohérent. Nous sommes constamment exposés à des scènes beaucoup plus extrêmes..


 

 

 

 

 

 

 

 

L’affiche pour la sortie du nouvel album de Saez est refusée, jugée “dégradante pour l’image de la femme”. Une affiche sans image et très sobre est proposée en alternative, refusée également.